Ce que nous savons tous des versions d’Internet
- Internet I comme un internet vertical puisque les résultats de nos recherches nous sont donnés sous forme de liste
- Internet II est celui de la participation des internautes
- Internet III est dit “sémantique”, il fait déjà /fera encore plus des connexions comme notre cerveau
- Internet IV est un Internet “symbiotique”. Il est alors question de “web pervasif”, i.e. omniprésent.

Retenez bien ce mot, ‘pervasif’. Sur le site de Futura Sciences, il est ainsi défini :

(…) un environnement où les objets communicants se reconnaissent et se localisent automatiquement entre eux. Les objets interagissent entre eux sans action particulière de l’utilisateur.

Définition complémentaire : Les systèmes pervasifs ont pour objectifs de rendre l’information disponible partout et à tout moment. Ces systèmes doivent pouvoir être utilisés dans différents contextes selon l’environnement de son utilisateur, son profil et le terminal qu’il utilise. L’un des problèmes majeurs de ce type de système concerne donc l’adaptation au contexte d’utilisation.. Telle est la définition donnée par Tarak Chaari dans le résumé de sa thèse intitulée : “Adaptation d’applications pervasives dans des environnements multi-contextes” (INSA Lyon, 2007) et consultable en ligne.

La fin d’un cauchemar ? Le début d’un rêve ? Le démarrage d’autres aventures ? Un peu des trois sans doute.

Des exemples, on veut des exemples me direz-vous ? Eh bien en voici

- des réseaux intelligents,

fondés sur les protocoles d’internet, sans propriétaire, sans opérateurs et toujours ouverts. Pas belle la vie ? Foin de votre boîtier style LiveBox

Un bon exemple avec Ozone. Enfin délivré de son boîtier style livebox ou de sa clé qui disparaît toujours si mystérieusement au moment de mettre la main dessus. L’objectif avoué de son créateur est de « connecter tout type de machine partout, tout le temps, à haut débit et pour un prix imperceptible». Donc vous êtes chez vous, vous surfez, vous allez profiter du soleil au jardin public proche de chez votre meilleur ami, vous surfez toujours, vous allez chez des amis avec votre ordi portable, vous surfez sans encombrer leur réseau. Pas belle la vie ?

- des jeux comme Plug2 au Musée des Arts et Métiers testé il y a quelques jours. Voir les essais réalisés à l’INT d’Evry.
Ce type de jeu se définit

comme un jeu enrichi à l’aide de technologies de calcul et de communication afin de combiner les espaces physique et numérique du joueur. (…)

D’où l’utilisation de vibreurs dans des vêtements, des systèmes de géolocalisation, etc…

- des robots
beaucoup d’encre sur les robots intelligents, voire presque humains

- et d’autres pistes d’applications,
. les statistiques (voir dans la partie “Java et la mobilité” du billet intitulé ” JavaOne 2008, quoi de neuf ?” sur le blog de d’Open Source Pragma
. le design
. les économies d’énergie
. la géolocalisaton
. …

Un nom à associer au mot ‘pervasif’ est celui de Mark Weiser. C’est lui qui a inventé l’informatique pervasive “en décrivant l’ordinateur du XXIe siècle comme un terminal intime ou compagnon actif plus intelligent qu’un assistant de bureau” (cité dans la thèse de T. Chaari).
Il est le créateur de l’informatique ubiquitaire et je vous invite à lire la page de Wikipédia sur le sujet

Bref, pour en savoir beaucoup plus, voir
- “Le réseau pervasif, réseau de demain ?: Définition et avenir du réseau pervasif
- “Ville, informatique pervasive et nouveaux paysages numériques” (janv. 2010)
- “Informatique pervasive et usages en contextes
- “les médias géolocalisés
- “Systèmes d’information pervasifs“, un cours de F. Laforest en master informatique, INSA, Université de Lyon, 2007-2008
(je n’ai pas tout compris, loin de là, mais quelques passages intéressants à propos du pervasif)
- http://tel.archives-ouvertes.fr/docs/00/15/63/76/ANNEX/soutenance_These_v3.ppt
- http://www.slideshare.net/davidbihanic/informatique-pervasive-et-usages-en-contextes-2934534

C’est aussi ce que l’on appelle l’intelligence ambiante

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A propos des réseaux, voir aussi
- l’article “Le réseau pervasif, réseau de demain ? Définition et avenir du réseau pervasif” par Céline Schanen le 10 nov. 2009 sur le site Suite101, la communauté des Experts. Url : http://internet.suite101.fr/article.cfm/le_reseau_pervasif_reseau_de_demain_#ixzz0sTBnS1v2
- la phrase du rêve d’Ozone a été prise sur http://www.astel.be/Ozone-promet-un-reseau-Wi-Fi-pervasif-a-Bruxelles_1873

A propos des jeux, voir aussi
- http://www.bauger.net/2008/02/jeux-ubiquitaires-et-pervasifs/
- http://xyinteraction.free.fr/wiki/pmwiki.php/FR/JeuPervasif

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A l’origine de ce billet, la présentation de sa vision de l’évolution d’Internet par Joël de Rosnay lors de son intervention au Medef en 2008. J’ai été interpellée par le terme.

http://www.ozoneparis.net/

J’ai aimé l’explication d’Ozone à propos du 4e web

Pour le référentiel Moreq2, une page semble se tourner avec la sortie le 9 juin 2010 de l’ISO/DIS 16175-3 intitulée “Information et documentation — Principes et exigences fonctionnelles pour les enregistrements dans les environnements électroniques de bureau — Partie 3: Lignes directrices et exigences fonctionnelles pour les enregistrements dans les systèmes d’entreprise“. Pour le monde du Public comme pour celui du privé.

Cette nouvelle norme est un référentiel commun pour les outils de gestion du records management qui devrait permettre de ne plus avoir à hésiter entre Edrm, dod, moreq… Mais il reste encore du chemin à parcourir car vous notez que la partie 1 sur les généralités et la partie 3 sur les exigences ont été votées… mais pas la partie 2 qui “correspondait globalement à Moreq2, en plus simplifié“.

Il s’agit donc d’une affaire à suivre, ce d’autant que la Commission européenne vient de lancer une consultation pour une nouvelle version de Moreq.

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Mes sources :
==> http://memoireetsavoir.blogspot.com/2010/06/la-mort-de-moreq.html
==> http://gestarcarnets.blogspot.com/2010/06/279-la-nouvelle-isodis-16175-annonce-t.html

Désolée, mais un déménagement/emménagement/installation monopolise pour l’instant mon attention…
Je reprends en main ce blog dès que possible… quelques billets en brouillon à peaufiner !

Merci de votre compréhension

Voici la consultation possible d’une brochure pédagogique gratuite intitulée “Repere : Ressources électroniques pour les étudiants, la recherche et l’enseignement” réactualisée chaque année par le service de l’ENSSIB ‘FORMIST’ (FORMation à l’Information Scientifique et Technique) en charge de rassembler et évaluer les ressources pédagogiques sur la formation à l’information.

Elle propose outils et méthodes pour mener des recherches documentaires. On ne saurait qu’encourager à lire ce document.

Merci à l‘ENSSIB, qui donne le code permettant de faire connaître le document.

Je m’imagine avoir une quinzaine d’années et chercher des infos sur un métier qui me tenterait dans l’infodoc, et notamment la documentation.
Je découvrirais qu’à “la longue, l’aspect routinier et répétitif peut en démotiver certains. De même que le côté solitaire de la recherche d’informations (…) peut s’avérer pesant en entreprise.”

C’est un site très officiel qui est censé aider à trouver un métier intéressant…

Heureusement que d’autres sites expliquent que “la documentation n’est pas une activité solitaire : elle s’exerce en équipe, en rapport avec divers partenaires (utilisateurs, informaticiens, prestataires techniques).” Du coup on leur pardonne une présentation un peu “ancienne” du contenu du métier.

Un intitulé de poste pas si neuf que cela (depuis ~2006 en france)mais qu’il est intéressant de cerner car le records management est également concerné

Définition
“le D&IM identifie, valorise et maîtrise les processus documentaires. Il est acteur de la gouvernance de l’entreprise et leader au service des directions opérationnelles. C’est un professionnel de la conduite du changement qui formalise la politique documentaire de l’organisation. Il verbalise les processus et cycles de vie des documents et collabore avec les fonctions supports. Enfin, il œuvre à l’urbanisation du système Documents & Information”. (source)

Un peu indigeste ! Creusons, sachant que théoriquement et/ou réellement la politique du changement est la capacité d’une organisation à évoluer et à s’adapter lui garantissent performance et pérennité.

Donc, nous pouvons dire que dans le cadre d’un organisme qui mène une politique du changement volontariste (voulue par la Direction, donc) un professionnel de l’infodoc formalise la politique documentaire ad hoc. A cette fin, il organise les processus et cycles de vie des documents (tiens, tiens… records management…) et bien sûr le fait en étroite collaboration avec les autres fonctions supports
A ce titre effectivement il est acteur de la gouvernance de l’entreprise.
C’est ce que d’aucuns appellent de “l’intelligence documentaire” à juste titre

Concrètement, il s’agit d’organiser et gérer les informations stratégiques vitales à l’organisme afin de les optimiser et d’en faire une ressource stratégique garante de sa capacité à évoluer.

Je vous propose d’aller lire le billet “Profil D&IM” sur Blogdim (blog du groupe de travail D&IM) formé par l’Aproged et Xplor sur le sujet car il est vraiment très complet sur le sujet, même si la définition n’est pas plus claire que la première donnée ci-dessus.

J’ai eu du mal à cerner le plus par rapport au records management jusqu’à ce que je vois que Records Management et Knowledge Management sont signalés dans ce billet comme étant des acronymes. Ouf !

Faut-il ajouter dans les acronymes le Business Information Management ? Le BIM traite
. des documents en tant qu’objets : la GED, la LAD (pour lire automatiquement), le workflow, les systèmes d’acquisition de documents multiformats
. de la dématérialisation documentaire
. de l’archivage (électronique, robotisé)
. des portails documentaires
A mon avis non. Il me semble que le niveau gouvernance n’est pas là. Et vous, qu’en pensez-vous ?

Pour finir, sur Viadéo, un forum “Document manager”, un blog et 917 personnes. De quoi avoir quelques contacts ;-)

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Mes sources et voir aussi

==> le blog du groupe de travail D&IM http://blogdim.spaces.live.com/

==> le site de Lifing, entreprise oeuvrant dans l’intelligence documentaire

==> http://www.slideshare.net/guest7f7403/centraliser-la-gestion-des-documents-marketings-dim-01042010
Un document intitulé “Pourquoi centraliser la gestion de ses documents marketings ? Les enjeux du Document & Information Manager ?” par Jean-Pierre Blanger pour le Groupe D&IM Jean-Pierre BLANGER Directeur R&D Ricoh, membre Aproged, pilotage du groupe de travail D&IM
Malgré son approche marketing, est vraiment intéressant à lire.

==> “La gestion du changement organisationnel : Articulation de représentations ambivalentes” par Véronique Perret. Actes de la 5ème conférence de l’AIMS, n°54, 1996. En ligne. http://www.strategie-aims.com/lille/com5402.pdf (consultation le 21 mai 2010)

Depuis une semaine un nouveau portail est né avec pour sujet l’intelligence économique et la gestion de l’information stratégique.
Cette création est due à l’initiative de l’Institut International de l’Intelligence Économique et Stratégique, en partenariat avec un certain nombre d’organismes.
Je vous laisse découvrir la chose.

Et sur le même sujet, EchosDoc signale le billet d’Actulligence intitulé “Les blogs d’intelligence économique et de veille en 2010

J’avais déjà eu l’occasion de parler de CV originaux, tranchant sur l’ordinaire.
Je viens de me réintéresser au sujet pour un jeune ami designer. Il me paraît utile de vous signaler un billet particulièrement illustratif de la chose, même s’il s’agit du monde du graphisme car il n’est pas interdit de détourner un peu les illustrations pour les adapter au monde de l’infodoc.

Il s’agit d’un billet intitulé “Trucs et astuces du CV de graphiste” du blog 5MG qui donne – outre quelques conseils vrais pour tout le monde – d’excellents exemples de CV.

Dans la même veine, voir aussi
http://www.topito.com/top-55-des-cv-design-originaux-et-insolites

http://www.paperblog.fr/2872609/un-cv-encore-important-je-dois-avouer/

Comme souvent, faire une recherche “images” permet de faire des découvertes. tapez CV originaux dans la partie images de Google, et vous aurez aussi plein de choses à voir.

Mais ATTENTION, ne pas reprendre tel quel celui qui vous plait… ce ne serait pas faire preuve de créativité, surtout si la personne à qui vous l’envoyé l’a déjà reçu… S’inspirer, oui, copier, non.

Plus conventionnels sur ce site, voici d’autres idées moins originales.

Remarque : Les jeunes n’ont que trop peu d’informations sur le sujet du CV et de la lettre de motivation et les plus vieux sont parfois bien frileux.

Je viens de trouver par le biais de Pearltrees un site intéressant qui propose des vidéos d’entretiens, de colloques & journées d’étude, de séminaires de recherche, de documentaires et de reportages sur les grands enjeux et interrogations dans toutes les disciplines des sciences humaines et sociales.
Bref, un patrimoine important de connaissances.

Il s’agit d’ “Archives Audiovisuelles de la Recherche“. Il correspond au programme de R&D de l’ESCoM (Equipe sémiotique cognitive et nouveaux médias, Maison des Sciences Humaines).

N’hésitez pas à aller y jeter un oeil (et plus) si le sujet vous concerne.

Ce livre est de Marin Dacos et Pierre Mounier aux éd. La Découverte (coll. Repères), mars 2010

Excellent petit bouquin (126 p.) faisant une analyse claire des connaissances sur le sujet.
Un sérieux point sur la ‘galaxie Gutemberg’ à l’heure d’Internet, comme dit dans l’introduction. (J’aime beaucoup l’intitulé !)
J’ai apprécié leur rappel «…l’avenir ne se devine pas ; il se prépare. Car les grandes lignes qui dessineront le paysage de l’édition de demain seront tracées à partir des innovations dont il est fait l’essai». En cela ce livre est une vraie aide pour comprendre justement ce qui se prépare.

Il dégage « des lignes de force communes » entre les trois positions existantes sur la chaîne de production du texte numérique »., à savoir
- la numérisation,
- l’édition numérique,
- l’édition en réseau
Formant globalement à eux trois ‘l’édition numérique’, ils posent de nouveaux enjeux et créent de nouveaux métiers.
Les auteurs estiment que trop souvent l’analyse du secteur ‘édition numérique’ ne se fait que sur l’un de ces trois points.

Voici quelques éléments relevés dans ce livre qui mérite vraiment d’être lu d’un bout à l’autre.
- l’adaptation du droit d’auteur au numérique (dont les DRM et les licences libres & Creatives Commons)
- l’analyse de la dimension économique du sujet (regroupement des sociétés de contenus avec des sociétés de télécommunication et maintenant l’industrie de traitement de l’information)
- la double réaction de l’édition face au numérique : conversion sur support numérique et intégration des technologies numériques dans la chaîne de production
- l’évolution de l’édition électronique (l’édition numérique est sa 2e évolution : le texte est maintenant nativement numérique, mais pas encore pensé pour les usages en réseau)
- l’édition en réseaux (pratiques d’élaboration collective de contenus entraînant la modification de la fonction de médiateur qu’est l’éditeur). Des exemples illustrent le sujet.

Bref, comme déjà dit, un bon bouquin de synthèse sur le sujet. Dont on peut suivre l’actualisation sur le blog des auteurs ‘blogo numericus

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