Le Conseil Constitutionnel vient de rejeter le recours dont il avait été saisi à l’encontre de la loi relative à la loi sur la protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur internet, dite “Hanopi 2”.

Seul l’article 6.II de la loi a été censuré. Il concernait la disposition relative au prononcé de dommages et intérêts civils par le juge de l’ordonnance pénale.
Cette censure ne porte pas sur le fonds, mais sur la forme : le législateur aurait dû fixer les règles applicables dans la loi et non pas les renvoyer au décret.

Pour mieux comprendre, voir le billet d’Arnaud Dumourier sur Juridiconline intitulé “Validation de la loi HADOPI II par le Conseil constitutionnel

J’avais été très intéressée il y a un mois par le billet de Bibliobsession intitulé “Archives de l’internet : demandez votre ticket pour la postérité !
Il m’a appris plein de choses sur la pérennisation de nos blogs…

Cela m’a donné l’envie de regarder ce que l’on pouvait glaner d’autre sur le sujet.

Allez lire la réflexion de Marc Dumont Internet entre mémoire et patrimoine (*) sur la complexité des questions de contenus. Car ceux-ci n’incluent pas seulement des textes, des images et des vidéos, ce qui amène à s’interroger sur le rôle mémoriel des maquettes de site, gabarits ou templates et sur le sens à donner à la comparaison ou le suivi de leur évolution.

A signaler également l’interview de Franck Ghitallia “l’archivage du web” qui explique comment l’archivage du web est un véritable travail d’édition car il faut non seulement extraire et filtrer les données mais également les rendre accessibles par des outils qui tiennent compte à la fois du contenu mais aussi du contexte topologique.

Et pour élargir un peu (ou l’inverse) ce monde des archives du web, j’ai trouvé intéressant

==> la réflexion menée dans l’édito de Nonövision intitulé “Web de flux contre web de fond
Pour Narvic, le web de flux “est une revanche de l’homme sur la machine et du social sur les mathématiques, mais ce n’est pas sans poser de nouveaux problèmes“. Pour lui, cette “diffusion ultra-rapide, superficielle et émotive” nécessite encore plus recul et analyse afin d’y évaluer la validité, la pertinence et la qualité des contenus.

==> le compte-rendu de la conférence IPRES 2009 dédiée à la conservation numérique organisée par la California Digital Library. “ dans le billet “La pérennisation de l’information numérique, mature ! Vraiment ?” (voir aussi deux billets sur FigoblogIPRES 2009 (1) – La valeur et le Temps” et “IPRES 2009 (2) – les processus et l’Humain“)

A titre “historique”, il faut se rappeler qu’en 2007 il y a eu
– le colloque organisé à la BNF par la BNF, l’IFLA et l’INP intitulé “De la production à la pérennisation des objets numériques : expériences internationales” (cf mon billet d’alors intitulé “archivage électronique des objets numériques“)
– le 73e congrès de l’IFLA titré “Bibliothèques du futur, progrès, développement et partenariats” au cours duquel il faut noter l’intervention de Grethe Jacobsen du Danish Royal Library (Copenhague, Danemark) sur les stratégies que les bibliothèques nationales mettent en place pour archiver le web (voir le billet de Mandarine ses explications et l’accès à la traduction qu’elle a réalisé officiellement pour l’IFLA).

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(*) référence officielle : Marc Dumont “Internet entre mémoire et patrimoine” EspacesTemps.net, Actuel, 22.11.2005 http://espacestemps.net/document1725.html

C’est à l’automne 2002 qu’un gros problème de gestion d’une société en gestion d’abonnements a fait mettre le doigt sur le risque encouru par les fournisseurs et les clients de ce type de service.
C’est ainsi que l’ABDU et le GFII ont été amenés à réflechir sur le sujet lors d’une réunion de réflexion en mars 2003 intitulée “le feuilleton Divine/RoweCom, l’occasion de redéfinir les relations entre agences d’abonnement, clients et éditeurs

Suite à cet évènement un groupe de travail s’est constitué, réunissant des membres de l’ADBS, l’ADBU, la FNPS, le GFII et le SNIEL.
Il a élaboré puis publié en juin 2005 un vademecum intitulé “Clients, agences, éditeurs. Comment gérer ensemble les abonnements aux périodiques“.

Puis en 2007, un second vademecum est sorti, “Des abonnements papier aux abonnement électroniques

Afin de réactualiser ces vademecums, l’ADBS, l’ABDU et le GFII lancent un questionnaire. Si vous êtes intéressés, je vous suggère de prendre quelques instants pour le remplir, il permettra d’avoir une vue actualisée sur le sujet.

Je n’aurais pas particulièrement signalé ce questionnaire s’il ne m’avait permis de rappeler l’existence des deux vademecums concernés dont je croyais avoir parlé dans un billet ancien mais qui était resté en fait dans ma tête 🙁

Aux étudiants en dernière année avec stage intégré dans le cursus il est peut-être bon de rappeler que s’ils sont embauchés à la fin du stage, la durée de celui-ci réduit leur pédiode d’essai.

Précision : la durée du stage ne peut réduire cette période d’essai de plus de la moitié, sauf accord collectif prévoyant des conditions plus favorables.

Je parle bien de la période d’essai et non de l’essai professionnel qui, lui, est réalisé avant une embauche potentielle (tests, examen, …) ; et ne saurait ici concerner les étudiants ayant réalisé leur stage de fin d’études dans la même entreprise.

La période d’essai est fixée par la loi (art. 2 de la loi de modernisation du marché du travail, parue au Journal officiel du 26 juin 2008 et que l’on retrouve dans l’art. L.1221-19 du Code du Travail).

Pour tous les autres stages, voir la page du Ministère du Travail qui explique la loi n° 2006-396 du 31 mars 2006 “pour l’égalité des chances” réformant le dispositif d’accueil des stagiaires en entreprise

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Pour en savoir plus :

http://droit-finances.commentcamarche.net/contents/droits-salaries/sl50-contrat-de-travail-la-periode-d-essai.php3
http://pme.service-public.fr/actualites/breves/nouvelles-regles-periode-essai.html
http://www.travail-solidarite.gouv.fr/informations-pratiques/fiches-pratiques/acces-accompagnement-vers-emploi/stages-etudiants-entreprise.html
http://knol.google.com/k/yvan-loufrani/essai-ou-essai-professionnel/2dx5bjww76g81/21#
http://www.tripalium.com/gazette/Gazette2006/Apge21/panu02.asp

Il s’agit là de remarques d’archivistes tout à fait transportables dans le monde de la documentation.

Dans un compte-rendu des sessions tenues lors du 73e congrès de la Société des archivistes américains (*) lu dans le dernier Bulletin sur les ressources archivistiques numériques (n° 37(**), j’ai noté avec intérêt ces observations faites lors de la discussion

– on apprend beaucoup en participant à une communauté en ligne ; les choses changent si rapidement qu’il est préférable d’avoir une démarche pro-active plutôt que d’attendre indéfiniment pour utiliser les outils du Web 2.0 ;

– une participation individuelle à des communautés en ligne est une excellente préparation pour une participation institutionnelle. Il existe des « normes sociales », même sur les réseaux Web, et les archivistes
ont besoin d’apprendre à leur sujet ;

– en rejoignant l’une de ces communautés, on en devient membre.
On ne peut pas simplement y entrer et en ressortir. Cette démarche nécessite un engagement continu. Les projets de bibliothèques numériques consistaient par le passé « à déposer quelque chose quelque part sur Internet et à le laisser là ». Aujourd’hui, il ne suffit plus de mettre des ressources en ligne, nous devons comprendre comment les utilisateurs utilisent notre documentation et nous devons interagir avec nos utilisateurs ;

– la participation d’un agent d’une institution à une communauté en ligne permet d’ « humaniser » cette institution ; laisser des bénévoles participer à des communautés en ligne est une excellente façon de les intéresser et de leur permettre de contribuer à la vie d’une institution ;

– les agents qui participent à des communautés en ligne doivent être enthousiastes et motivés ;
forcer quelqu’un à participer à une communauté en ligne alors qu’il ne veut pas le faire, c’est courir à l’échec. Si les agents d’une institution ne sont pas intéressés, il faut penser à recruter des bénévoles.

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(*) il s’est tenu à Austin, Texas, du 11 au 16 août 2009
(**) les numéros précédants portaient le nom de Bulletin des Archives de France sur la DTD (EAD)
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source : forum de l’AAF

Je vous avais promis de vous parler du F.A.N dont c’est la troisième édition.

4 parcours étaient proposés avec chacun sa fiche présentant la liste des exposants et leur répartition dans les lieux
– chercher et trouver rapidement l’information pertinente et exhaustive
– dématérialiser les documents et les flux d’information
– archiver numériquement avec garantie de l’intégrité
– maîtriser toutes les solutions de l’éditique et du transpromo

Vous avez pu lire mon billet sur la cartographie des métiers du document, ce qui m’a le plus interessé.

Mais je voudrais vous signaler également
la fonction D-IM
DIM ? Cela veut dire que vous occupez un poste de Document & Information Manager
Tel était l’objet du symposium du mardi 29, organisé par l’Aproged et Xplor France et qui n’a malheureusement pas été mis en ligne, mais vous pouvez lire un bref compte-rendu sur le site d’Archimag.
Il s’agit en gros de s’occuper de la politique documentaire globale au sein des entreprises.
L’Aproged a un groupe de travail sur ce thème.

J’ai aussi découvert ce qu’était Transpromo
Transpromo ? j’avoue que je séchais lamentablement. J’ai donc cherché à savoir de quoi il était question.
==> définition trouvée sur le site de l’Ecole d’ingénieurs internationale du papier INP-Pagora:

L’expression “Transpromo” vient du mot transpromotionnel, issu de la combinaison des mots transactionnel et promotionnel. Un imprimé transactionnel désigne un document personnalisé comme un relevé de facture, un extrait de compte, etc. Il est généralement imprimé en noir. Un imprimé promotionnel désigne tous types de documents publicitaires. C’est un document imprimé en couleur.
Le principe d’un document “transpromotionnel” ou “transpromo” consiste à ajouter des messages personnalisés en couleur dans les espaces vierges (non imprimés) des documents transactionnels
.

Voir la présentation faite le mercredi 30 sept. sur le site d’Xplor France

Quant à un autre point fort traité par le F.A.N., l’éditique, i.e. l’édition électronique, peut-être plus connue sous son intitulé P.A.O., je n’en dirai pas plus car ce n’était pas l’objet de ma visite.
définitions Wikipedia, APFA

Je vous signale un excellent billet intitulé “Twitter : présentation du concept, de ses différents usages et de quelques applications connexes“.
Il appartient au blog “aysoon” qui traite des évolutions du web et ses innovations

Bien qu’il date de mai, il est une synthèse claire toujours d’actualité de ce qu’est et de ce que permet Twitter.

Prenez le temps de regarder le reste du blog car il est intéressant.

l'internautien ;-)

Merci à Camille Gévaudan d’avoir mis son dessin et l’explication de sa construction sur Flickr (licence Creative Commons)/

Pleade est un progiciel open source et librement téléchargeable permettant la publication, la consultation et la recherche de documents et d’archives numériques (moteur de recherche EAD)

Sur un tout nouveau site interactif à vocation pédagogique “Pleade en pratique” vous trouverez des outils d’apprentissage de ce progiciel, se présentant sous plusieurs formes :
– pages HTML
– fichiers pdf téléchargeables
– vidéos consultables en ligne et téléchargeables au format Windows Media Video.

Sincère bravo à son auteur, Géraldine Moreau, stagiaire chez Anaphore (et non un autre nom, cf commentaire).
Comme quoi certains stages sont vraiment profitables à tout le monde !

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source : liste de diffusion de l’AAF, 12 octobre 2009

Serge Courrier a mis en ligne un moteur de recherche spécialisé expérimental dédié aux universités françaises via Google-CSE : http://bit.ly/3bivAc

Ceci m’a permis de découvrir que chacun pouvait faire la même chose, à savoir créer son propre moteur de recherche via Google bien sûr sur son thème favori ou en fonction de ses pages.

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